La question est actuellement sur table. Le Projet de loi de Transition énergétique pour la croissance verte, en son article 5 prévoit de mettre en place l’obligation de réaliser une isolation dès lors que sont entrepris des travaux de réparation de toiture. Si la disposition parait partir d’une bonne volonté, il ne semble pas aussi évident que la pratique sera aussi harmonieuse que les prévisions théoriques.

Ambivalence d’une telle réalisation

Force est de constater que l’initiative de stimuler la rénovation énergétique des bâtiments est fort nécessaire et répond tout à fait à des besoins de confort et de sécurité de la vie au quotidien, laissés un peu de côté à l’heure actuelle. En effet, selon les sondages, on compte plus de 40 % des rénovations de toitures de maisons individuelles qui ne prennent pas en compte les travaux d’isolation. Cependant, encore faut-il s’assurer de la faisabilité technique d’une telle réalisation. De surcroît, il est primordial, voire même déterminant de donner les moyens aux particuliers (des plus grands propriétaires aux ménages les plus précaires) et aux maîtres d’ouvrage, leur permettant de procéder à ces travaux d’isolation, sans pour autant engendrer un surplus de coûts incommensurables.

La question centrale du crédit d’impôts transition énergétique

À côté des économies d’énergies escomptées, le crédit d’impôts transition énergétique est un facteur important dans la mise en œuvre de ces travaux d’isolation. Aujourd’hui, celui-ci ne s’élève encore qu’à 30 %. Certes, pour profiter du crédit d’impôt, l’isolation doit faire preuve d’une résistance thermique R > 6,21 m2.K/W sous rampants tel que la solution TRISO-SUPER 12 BOOST’R’ et d’une résistance thermique R>7m2.K/W en combles perdus.

Beaucoup de propriétaires optent aujourd’hui pour la souscription des contrats d’entretien toiture.

Cette exigence viendra d’autant plus souligner l’ambivalence de cette contrainte. En effet, pour modifier et faire en sorte qu’une solution d’isolation traditionnelle atteigne la résistance R = 6 m2.K/W, en fonction du coefficient de conductivité thermique de l’isolant, cela nécessite une épaisseur moyenne entre 140 à 240 mm. Pour ce faire, il faudra le plus souvent engager des modifications architecturales de la bâtisse. Un autre surplus de coûts surviendra alors, lié à la rehausse de la toiture.